Voilà bien deux dossiers sensibles nécessitant calme, responsabilités et pragmatisme.
Il ne va donc pas être facile de travailler sereinement lors de cette session.

Avant même que la session ne débute, vous avez contribué, par vos déclarations dans la presse, à instaurer un climat peu compatible à la retenue et à la mesure qui doivent animer nos propos lorsque nous parlons du Périgord, des Périgourdins.

Comment conserver en effet notre sérénité pendant nos travaux en commission ? Comment préserver cette retenue habituelle lors de l’examen des rapports lorsque nous savons déjà, que demain, le débat des orientations budgétaires s’appuiera sur un document particulièrement violent, amalgamant exagérations, interprétations et contre-vérités après avoir allumé le feu dans la presse.

Comment imaginer pouvoir travailler, amender, proposer dans un esprit consensuel guidé par le seul désir d’œuvrer pour le bien commun quand demain vous allez utiliser de l’argent public, celui des Périgourdins, pour financer dans le journal départemental un encart partial et idéologique ? Nous réfléchissons d’ailleurs aux suites judiciaires que nous pourrions donner à cette initiative choquante si elle devenait réalité.

Il y a quelques semaines, vous parliez d’un coup de poignard dans le dos de la démocratie. Je ne suis pas convaincu que dans cette enceinte elle ne subisse pas parfois quelques attaques.

Nous sommes ici, majorité comme opposition pour travailler pour le département, pour assurer son développement. Nous ne sommes pas ici, en tout cas élus de l’UDD, pour être les témoins muets d’un jeu que vous et vos amis êtes bien incapables de jouer ailleurs, au Sénat, à l’Assemblée, englués que vous êtes dans des querelles personnelles stériles et dans des carcans idéologiques d’un autre temps.

On voudrait ici nous faire croire qu’il n’y aurait qu’une vérité. On voudrait nous faire croire qu’il n’y aurait qu’une façon de penser. Pour cela, vous disposez de tous les moyens, de tous les pouvoirs, de tous les financements.

Nous ne croyons pas, quant à nous, que ce soit cela la démocratie.

Par contre, nous sommes certains que c’est aussi ce type d’agissements que le projet de réforme des collectivités veut faire disparaitre.

Voilà ce que nous souhaitions déclarer en préambule des débats consacrés à la DM2. Débats que nous espérons plus constructifs que le pamphlet qui nous attend demain.