Entretien avec Bruno Le Maire
Par Alain LUCAS, mardi 10 novembre 2009 à 19:38 :: Actualité Dordogne 24 :: #126 :: rss
Envoyer à un amiLe Ministre de l'agriculture soutient les agriculteurs et nous expose le volet de réformes qui tient en trois phases principales.
Dans un premier temps pour pallier la baisse de revenus de 10% en 2009 et 20 % en 2008, la concertation avec les banques permet de proposer des prêts aménagés, de mesures d'accompagnement pour les agriculteurs les plus en difficulté : un million d'euros ; de plus, 650 millions sont accordés sous forme d'allègements de cotisations et autres aides d'urgence. Voir le détail des mesures sur le site du Ministère de l'Agriculture.
Dans un premier temps pour pallier la baisse de revenus de 10% en 2009 et 20 % en 2008, la concertation avec les banques permet de proposer des prêts aménagés, de mesures d'accompagnement pour les agriculteurs les plus en difficulté : un million d'euros ; de plus, 650 millions sont accordés sous forme d'allègements de cotisations et autres aides d'urgence. Voir le détail des mesures sur le site du Ministère de l'Agriculture.
Ensuite, en décembre prochain sera déposé le projet de Loi de Modernisation de l'Agriculture (LMA). Le débat aura lieu à l'Assemblée à partir de janvier 2010. Elle concerne notamment la préservation des terres agricoles, une politique publique de règlementation de l'alimentation, la résolution du problème de productivité (mutualisation des moyens et des investissements afin d'atteidre notre seuil de rentabilité, par exemple 400000 litres de lait par exploitation par an tandis que la production n'est qu'à 200 000).
Parmi les propositions du Ministre, remarquons
- l'établissement de contrats entre les producteurs et les industriels sur les volumes, les prix, les délais de règlements... Ceci permettrait alors, en cas d'effondrement des cours, de stocker les matières premières sous forme de beurre ou de poudre en attendant le rétablissement des cours.
- les allègements de charges patronales (sauf accident du travail) de 100 % de toutes les filières pour les emplois saisonniers et occasionnels. soit un milliard d'euros par an. Ceci portera le coût horaire en moyenne à 9,17 euros. Nous serons ainsi au même niveau que bien d'autres états membres. D'ailleurs, Nicolas Sarkozy en précisera les modalités jeudi lors de son déplacement dans la Drôme.
Enfin, le volet européen n'est pas négligé. La Politique Agricole Commune (PAC) doit rester la plus forte possible et la "bataille" sera difficile car beaucoup d'états membres sont pour la dérégulation -le libre établissement des prix entre l'offre et la demande- tandis que la France et l'Allemagne se démènent pour le maintien de la régulation. En effet, notre avenir -économique et agricole- dépend en grande partie de l'industrie agro-alimentaire ; ceci implique un soutien budgétaire élevé pour la PAC : 9 milliards d'euros.
Le soutien de la PAC et une production européenne régulée nous permettent, même si cela nous coûte cher en terme d'argent public, de conserver
- notre indépendance alimentaire,
- la garantie du prix (ex : crise du gaz entre la Russie et les pays de l'est l'année dernière),
- la sécurité sanitaire (nous sommes le seul continent au monde sans incident),
- l'aménagement du territoire.
Le Ministre dialogue systématiquement avec toutes les formations syndicales agricoles sans distinction ; il envisage une ouverture avec les interprofessions (céréales, lait, légumes...). C'est un sujet sensible et la décision appartient au Président de la République et au Premier Ministre de les convier pendant les discussions LMA.
Parmi les propositions du Ministre, remarquons
- l'établissement de contrats entre les producteurs et les industriels sur les volumes, les prix, les délais de règlements... Ceci permettrait alors, en cas d'effondrement des cours, de stocker les matières premières sous forme de beurre ou de poudre en attendant le rétablissement des cours.
- les allègements de charges patronales (sauf accident du travail) de 100 % de toutes les filières pour les emplois saisonniers et occasionnels. soit un milliard d'euros par an. Ceci portera le coût horaire en moyenne à 9,17 euros. Nous serons ainsi au même niveau que bien d'autres états membres. D'ailleurs, Nicolas Sarkozy en précisera les modalités jeudi lors de son déplacement dans la Drôme.
Enfin, le volet européen n'est pas négligé. La Politique Agricole Commune (PAC) doit rester la plus forte possible et la "bataille" sera difficile car beaucoup d'états membres sont pour la dérégulation -le libre établissement des prix entre l'offre et la demande- tandis que la France et l'Allemagne se démènent pour le maintien de la régulation. En effet, notre avenir -économique et agricole- dépend en grande partie de l'industrie agro-alimentaire ; ceci implique un soutien budgétaire élevé pour la PAC : 9 milliards d'euros.
Le soutien de la PAC et une production européenne régulée nous permettent, même si cela nous coûte cher en terme d'argent public, de conserver
- notre indépendance alimentaire,
- la garantie du prix (ex : crise du gaz entre la Russie et les pays de l'est l'année dernière),
- la sécurité sanitaire (nous sommes le seul continent au monde sans incident),
- l'aménagement du territoire.
Le Ministre dialogue systématiquement avec toutes les formations syndicales agricoles sans distinction ; il envisage une ouverture avec les interprofessions (céréales, lait, légumes...). C'est un sujet sensible et la décision appartient au Président de la République et au Premier Ministre de les convier pendant les discussions LMA.








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