Le bal des vautours
Par Tarick DALI, mardi 21 juillet 2009 à 18:33 :: Actualité Dordogne 24 :: #119 :: rss
Envoyer à un amiPendant que les responsables socialistes locaux, tels des vautours, tentent de se refaire une santé politique sur le dos des victimes de la crise, d’autres se démènent. Alain Lucas, chef de file de l’UMP dans la troisième circonscription, ne fait pas semblant de croire qu’une manifestation sauvera les emplois. Mais il a déjà multiplié les contacts pour une éventuelle reprise du site.
Il ne s’agit, évidemment pas, de croire au miracle : si reprise du site il y a, ce ne sera peut-être que pour quelques années et probablement pas pour la totalité des effectifs. Mais c’est de la responsabilité des élus de chercher toutes les solutions possibles pour accompagner les salariés d’Albany. C’est plus efficace que de faire mine de désigner des coupables imaginaires, en l’occurrence un ministre du Travail depuis quelques jours qui n’a strictement rien à voir dans cette affaire. Mais c’est malheureusement le choix qui a été fait par Mesdames et Messieurs le député, le président du conseil général, le maire…
Ce n’est pas très glorieux. Mais puisque certains prétendent pointer les responsabilités, pointons les vraies pas les fausses : Albany International a annoncé prendre la décision que l’on sait dans un contexte qualifié par l’entreprise de « très tendu » marqué par une baisse de 19,5 % de la production générale dans l’industrie du papier et la mise hors service d’environ 400 machines en Europe et aux États-Unis en moins de dix ans, en gros depuis le début du siècle.
Reprenons les termes exacts par lequel le communiqué explique la décision : « la petite taille de l’entreprise, son type de production, l’absence de possibilité de développement à court terme et l’enclavement du site ont amené le groupe à présenter ce plan ».
Le département n’a effectivement jamais rien fait pour que Ribérac soit désenclavée de la RN 10, de l’autoroute A 89, sans parler de la RN 21 qui interdit de relier Périgueux à Limoges. Quant au scandale des camions en plein centre-ville, tout le monde sait que le sujet fait rire nos élus local et départemental… Pour attirer ou maintenir des entreprises, on peut effectivement faire mieux.
Mais un autre fait mérite d’être porté à la connaissance des Ribéracois : Albany avait réfléchi il y a quelques années à un agrandissement du site et à un élargissement de sa gamme de produits. C’est pourquoi l’usine avait demandé à la mairie d’échanger un terrain d’environ 4 000 m2 qu’elle possède contre une surface équivalente attenante à l’usine. Si la demande avait abouti, une machine supplémentaire aurait été fournie gracieusement par l’usine allemande de Göppingen qui n’en avait plus l’usage. Un investissement à zéro euro d’une valeur de 3 à 4 millions d’euros qui aurait permis d’enrichir la production made in Ribérac. Un seul problème : le maire n’a jamais daigné répondre.
Sans commentaire…








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