Réponse évidente, frappée au coin du bon sens. Tel ne fut pas l’avis d’un certain nombre de nos amis de l'UMP qui l’ont obligée, dans l’après-midi, à corriger sa déclaration en « tout sauf le Front national ». Pourquoi ? probablement en vertu d'un autre vieil adage selon lequel « ce n’est pas parce qu’on n’a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule ».
Au lieu de hurler avec les loups et de se draper des habits du politiquement correct le plus totalitaire, l’UMP aurait en effet mieux fait de se taire. D’abord parce que, très honnêtement avec ses 4 % des suffrages exprimés, son candidat aurait eu plutôt intérêt à se faire oublier et à se demander pourquoi diable tous ses électeurs potentiels étaient partis au Front national ? Non. Il préfère donner des leçons, prétendument d’attachement à la république.
Cette affaire ne concerne que la gauche qui a ruiné la ville et été condamnée en conséquence et le Front national que les habitants ont jugé le mieux à même d’y mettre bon ordre. Nous n’avons aucune raison de faire la courte échelle à une gauche discréditée, ni même à l’un ou à l’autre, mais nous avons tous les motifs de craindre une colère supplémentaire des rares électeurs qui nous restent dans cette ville.
De deux choses l’une :
Soit la coalition hétéroclite du politiquement correct l’emporte. Dans ce cas, le Front national aura beau jeu d’adopter, une fois encore, la posture de la victime. Et on peut faire confiance aux deux futurs leaders de l’opposition municipale pour faire monter la pression, quitte à accroître encore leur score la prochaine fois avec, cette fois-ci, une UMP à… 2 %.
Soit Steve Briois devient maire. Dans ce cas, Marine Le Pen va claironner sur les toits que les électeurs ont traité par le mépris ceux qui avaient quelque chose à gagner à maintenir le système vermoulu. Et dans la cohorte des méprisés et des prébendiers, l’UMP et ses 4 malheureux pour cent qui n’ont strictement rien à voir là-dedans.
Comprenne qui pourra !