Soulignons aussi les excellents résultats des chefs de gouvernements des grands pays de l’Union, entre autres Angela Merkel en Allemagne, Silvio Berlusconi en Italie ou Donald Tusk en Pologne. Quant au succès de l’UMP en France, on pourra toutefois regretter qu’il soit plus faible que le leur. Mais il est d’autant plus remarquable que celui qui en avait fait l’ennemi numéro un, le Modem, est rappelé à un peu plus de modestie.
La meilleure nouvelle est, enfin, que ces élections auront vraiment été des élections européennes, en ce sens que, globalement, les électeurs des différents pays ont voté de la même façon, quelle que soit la formation politique ou la coalition au pouvoir. Pour la première fois, on peut constater un choix des électeurs européens pour une majorité européenne au Parlement européen.
En revanche, si l’on regarde les résultats en France, le très fort score des Verts est porteur de lourdes inquiétudes pour l’avenir. Cohn-Bendit, flanqué d’Eva Joly, a effectivement réussi à faire oublier aux bobos parisiens, friands de 4x4 mais qui font semblant de se déplacer à vélo, que José Bové faisait équipe avec eux. Or qui est-il José Bové et qui sont les Verts français ? Des gauchistes.
Les Verts sont, comme les communistes naguère, les tenants d’une société de pénurie et de contraintes. D’ailleurs, l’ineffable Noël Mamère dont il ne faut pas oublier qu’il siège à l’Assemblée nationale au groupe communiste, l’avait publiquement reconnu. Quant à José Bové, c’est un extrémiste réactionnaire qui détruit les cultures pour empêcher la science de progresser. Comme le constate remarquablement le président tchèque Vaclav Klaus, « les préconisations des Verts sont plus dangereuses pour les libertés que bénéfiques pour la planète ». Quant à Cohn-Bendit qui a peut-être jeté ses oripeaux d’extrême-gauche, il faut surtout savoir qu’il est venu chez nous pour rester député européen. Car s’il vient de temps à autre jouer les provocateurs folkloriques en France, c’est à chaque fois lorsqu’on ne veut plus de lui en Allemagne où il ne peut plus se présenter pour cause de perpétuation de mandats.
Le danger serait donc de prendre le succès des listes Europe-Écologie pour un engouement en faveur de leurs thèses qui menacent notre avenir parce qu’elles remettent en cause toute le progrès technique qui a permis à l’Occident d’atteindre le niveau de vie qui est le sien. Les Verts qui prétendent protéger la nature, militent pour la voiture électrique mais contre les centrales nucléaires. Cela signifie donc des centrales au charbon, construites au rythme d’une par semaine en Chine, ou au fuel qui, elles, pourrissent l’atmosphère. Et la fin de l’indépendance énergétique de la France. En votant pour les Verts, c’est cela l’objectif. Il faut aussi le savoir.
En réalité, le succès d’Europe Écologie est tout simplement qu’il a siphonné le Modem, obsédé d’antisarkozysme, et le Parti socialiste qui n’a rien à dire. Ces deux-là l’ont bien cherché mais attention aux conséquences !