Les valeurs européennes partagées par les états membres sont la démocratie, la liberté et la justice sociale : c’est le « cahier des charges » à respecter pour entrer.

L’élargissement oblige à évoluer : nous fonctionnons aujourd’hui avec le Traité de Nice établi pour 15. Le traité de Lisbonne est l’œuvre de Nicolas Sarkozy après le non au référendum de 2005 où la France avait anéanti sa position de pays fondateur et structurant. C’est en mai 2007, lors de son élection que notre Président a souhaité redonner à la France une place honorable face au monde.

L’Europe se doit d’être moderne pour assumer ses changements démographiques (vieillissement de la population >> augmentation de 3 mois chaque année de l’espérance de vie, diminution des naissances) et faire face à l’émergence des BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine), puissants car détenteurs de ressources démographiques ou énergétiques.

Pour affronter la crise financière, les 27 doivent construire une Europe humaine et forte. Les plans de relance sont individuels mais reposent unanimement sur une politique de l’investissement et de l’emploi pour qu’à la fin de la crise, l’Europe sorte grandie et sauve.

Pour cela, les Etats s’appuient sur leurs collectivités locales, principaux donneurs d’ordres, qui co-financent des projets déjà prêts et présentés d’une manière simplifiée et financés par l’Europe avant même que les autres co-financeurs n’aient donné leur accord. Le but étant qu’à la fin de la réalisation du projet, il y ait équilibre entre tous les financeurs. Il est d’ailleurs regrettable qu’en France, comme cela se pratique en Espagne ou au Portugal, les réalisations financées avec des fonds européens ne soient pas identifiées durablement.
Autre priorité pour la relance : investir dans l’emploi pour adapter le salarié aux besoins et soulager les entreprises qui pratiquent des bas salaires en leur proposant des allègements de charges en contrepartie d’un report sur la formation.

Nous, Français, avons grand besoin de l’Europe pour vivre dans un monde qui globalise. L’Europe peut orienter la mondialisation (comme pour le G20, la gestion du conflit géorgien, la gestion de la crise financière mondiale) sur des axes de politiques environnementales ou bien pour accéder à davantage de justice sociale (directives sur le temps de travail permettant une harmonisation entre les états. Par exemple, distorsion flagrante entre la Pologne, 60 heures hebdomadaires, contre 35 en France).

Tant dans le bâtiment, que l’environnement, les nouvelles technologies, les transports (LGV, ports), l’Europe donne déjà un sens collectif aux actions individuelles.

Et, parce que notre avenir ne doit pas se décider sans nous, le 7 juin 2OO9 : V O T E Z pour une Europe forte et libre !