Ministre de la Culture en 1973 et 1974, il n’avait pas hésité, à la tribune de l’Assemblée, à remettre à la place qui était la leur, « les gens qui viennent à la porte de ce ministère avec une sébile dans une main et un cocktail molotov dans l’autre ». Les conformistes l’exécraient, Georges Pompidou l’avait soutenu jusqu’au bout. Il avait poursuivi ses combats contre ceux qui massacrent la langue française mais on ne pouvait en attendre moins de celui qui, toujours, est allé au bout de ce qu’il pensait. Homme politique, on l’a vu, il ne se laissait pas intimider ; mais aussi patriote, il se fit résistant et, soixante ans plus tard, même ceux qui ne connaissent pas ou ont peu entendu parler de Maurice Druon, connaissent le Chant des partisans ; écrivain, son succès fut foudroyant grâce à des Grandes Familles ou des Rois Maudits qui n’ont rien à envier à Alexandre Dumas.
Qu’il soit ainsi chaleureusement remercié pour son œuvre immense et pour m’avoir aussi appris à lire grâce au remarquable Tistou les pouces verts, son seul conte pour enfants. Quelle merveille !