La nomination de Martin Hirsch comme Haut commissaire à la Jeunesse, n’a pas provoqué d’autre commentaire que celui parfaitement injurieux d’un certain Bruno Julliard. Cet individu a qualifié cette nomination de « mascarade indécente ». Pourquoi ? comment ? nul n’en saura rien. Ce qui a provoqué l’ire du pourtant très modéré Alain Duhamel qui n’a pu s’empêcher de s’exclamer dans sa chronique du 13 janvier sur RTL : « ça m’a fait sursauter parce que c’est quasiment injurieux. Martin Hirsch c'est quelqu'un, l'ancien président d'Emmaüs (…) et je trouve que le jeune Bruno Julliard qui se pousse du col, et qui emploie déjà des vieilles recettes de vieillard cacochyme de la politique, si avant d'injurier Martin Hirsch, il avait déjà fait dans sa vie le quart du dixième de Martin Hirsch, ça serait superbe ».
On ne saurait mieux dire que Julliard est un petit xxx qui a la grosse tête. Il n’a évidemment pas fait le millième du centième de la queue de ce qu’a fait Martin Hirsch. Il s’estime pourtant qualifié pour l’insulter parce qu’il était en tête des manifestations de lycéens contre le CPE en 2006 après avoir déjà été condamné à tout juste 20 ans pour diffamation. Voilà, en tout et pour tout, les faits d’armes de ce petit prétentieux qui se permet d’injurier un ministre.
Mais il ne fait qu’assurer la relève des générations. Le Parti socialiste a, en effet, depuis longtemps, fait sienne la doctrine suivante : « lycéens, si vous ne savez pas pourquoi vous manifestez, ça n’a pas d’importance, vous ferez carrière au PS ». Depuis les années ’80, c’est là qu’on été recyclés tous les agitateurs étudiants et lycéens : Harlem Désir, Julien Dray, Delphine Batho, Isabelle Thomas, etc.
En guise d’étudiants brillants et prometteurs et de têtes bien faites, le PS les recrute dans les manifs. Cela explique le niveau actuel du débat politique et la hauteur de vue de l’opposition de gauche.