Meilleurs vœux pour 2009 !
Par Alain LUCAS, dimanche 4 janvier 2009 à 21:14 :: Débats nationaux :: #87 :: rss
Envoyer à un amiPar Tarick DALI, RIBERAC
Dans ses vœux de nouvel an, le Président Nicolas Sarkozy n’a pas dissimulé l’ampleur des difficultés qui allaient marquer 2009. Mais il a aussi affirmé que la France devait sortir de la crise plus forte qu’elle n’y était entrée. Aucun paradoxe là-dedans. C’est ce que font toutes les entreprises confrontées à des difficultés : elles se restructurent, se redéploient, engagent les efforts indispensables à leur survie. À ce prix, lorsque la conjoncture se retourne, elles profitent à la fois du retour de la croissance et des efforts fournis.
Dans ses vœux de nouvel an, le Président Nicolas Sarkozy n’a pas dissimulé l’ampleur des difficultés qui allaient marquer 2009. Mais il a aussi affirmé que la France devait sortir de la crise plus forte qu’elle n’y était entrée. Aucun paradoxe là-dedans. C’est ce que font toutes les entreprises confrontées à des difficultés : elles se restructurent, se redéploient, engagent les efforts indispensables à leur survie. À ce prix, lorsque la conjoncture se retourne, elles profitent à la fois du retour de la croissance et des efforts fournis.
C’est très exactement ce à quoi le Président de la République s’attelle. En d’autres termes, la crise ne doit pas faire renoncer aux réformes engagées depuis dix-huit mois, elle doit, au contraire, pousser à les accélérer. Car, dans le même temps, les autres pays, eux aussi, redoublent d’efforts dans les réformes pour ne pas rester au bord du chemin. Les pays qui n’auront pas tiré profit de la crise pour resserrer la dépense publique et la consacrer uniquement à ce qui est nécessaire, seront distancés dans la compétition mondiale. Le défi est simple, il faut le relever : la France dépense trop !
Mais les Français ? Que constate-t-on depuis la fin de l’été 2008 ? Une chute de la production industrielle sur l’ensemble de la planète dont on n’avait jamais vécu une telle brutalité. Entre autres exemples, pratiquement pas une seule voiture n’est sortie de chaîne depuis la fin novembre dernier. Également, depuis la fin novembre, pas un seul chantier de bâtiment n’a été lancé. On pourrait multiplier les exemples.
Conséquence de cette situation, une explosion des destructions d’emplois avec pratiquement 150 000 chômeurs supplémentaires depuis le mois d’août, près de 8 % d’augmentation. Sur ce point, la responsabilité de chacun est essentielle. Les comportements irrationnels sont très dangereux. Des retraités, assurés de la stabilité de leurs revenus, renoncent à des dépenses qu’ils souhaitaient engager : vacances, rénovation de logement, achat de voitures, uniquement parce qu’ils ont entendu parler de la crise. C’est totalement irrationnel et surtout suicidaire. Il faut savoir que c’est en agissant ainsi qu’on provoque la récession et son corollaire, le chômage. Quant à ceux dont l’entreprise continue à fonctionner correctement et qui, simplement parce qu’ils ont entendu parler de crise, renoncent à des dépenses programmées, ils doivent savoir qu’ils fabriquent eux-mêmes leur propre chômage futur !
La crise est brutale, violente, mondiale. Que la croissance ait été de 0,1 % ou de - 0,1 % en novembre ou en décembre dernier n’y change rien. C’est jouer sur les mots que prétendre échapper de justesse à la récession. Chacun d’entre nous ne pourra pas juguler cette crise à lui tout seul mais chacun a la responsabilité d’un comportement rationnel. C’est en continuant à vivre et à consommer normalement qu’on amortira autant que possible les effets de la crise.
Comme l’avait dit le Président de la République, alors candidat en 2007 :
"la France dépense trop, les Français pas assez".
Bonne année !








Commentaires
Aucun commentaire pour le moment.
Ajouter un commentaire