Dans Vivre en Périgord le magazine du conseil général, Jean Paul Lotterie , conseiller général de Montpon déclarait « notre action marque véritablement une rupture avec ce que faisait l’état. On peut parler d’une vraie politique d’insertion qui vise réellement le retour à l’emploi ». Bel exercice d’autosatisfaction . Mais au delà des mots la réalité de l’insertion en Dordogne est bien différente.

Des résultats liés aux évolutions du chômage

En 2007, le nombre de bénéficiaires du RMI diminuait de 12 % par rapport à 2006 mais dans le même temps le chômage de longue durée reculait très fortement.
La Dordogne bénéficiait des bons résultats de l’emploi et de l’action gouvernementale. Le conseil général ne voyait lui que l’efficacité de ses mesures. Aujourd’hui, le taux de chômage augmente de nouveau ( + 8,7 % par rapport à octobre 2007) du fait de la dégradation de la conjoncture internationale, le nombre de rmistes devrait malheureusement de nouveau croître. Il y a fort à parier que le conseil général dénoncera la politique nationale sans jamais remettre en question sa gestion locale ou plutôt son inaction.

Quelle politique d’insertion?

En effet, la politique d’insertion reste faiblement dotée. Son poids budgétaire ne représente que 10% du RMI. Son efficacité est également douteuse. En 2001, la cour des comptes reprochait déjà au conseil général l’absence d’évaluation de ses actions. En 2004, un cabinet extérieur démontrait que l’offre d’insertion par l’activité économique était largement inférieure en Dordogne à la moyenne nationale. Au delà des déclarations de JP Lotterie, les chiffres ont un sens.

Des discours et peu de résultats

Le conseil général parle d’une réponse adaptée : moins de 40 % des rmistes bénéficiaient d’une offre d’insertion
Le conseil général parle de rapidité : le délai est de 3 mois pour qu’un conseiller d’insertion prenne contact avec un rmiste
Le conseil général parle de contrôles : chacun peut en apprécier la pertinence
Le conseil général parle d’efficacité : 6000 périgordins vivent avec le RMI , la Dordogne se classant parmi les Départements où la proportion des Rmistes est la plus élevée.

Quelle politique sociale attendre dans ce cas ? La réponse ne pourra venir des élus socialistes départementaux, mais du déploiement du RSA construit et voté par l’UMP.
Sachons défendre ce projet et rappeler que nous sommes les porteurs d’une politique dynamique et rénovée tournée vers les plus fragiles d’entre nous.