Cependant, ce budget étant présenté et voté juste avant les élections cantonales, ils avaient également espéré publiquement que cet arrêt ne soit pas une simple pause opportuniste et électoraliste.

La session du mois de juin qui portait sur un budget supplémentaire de 4.000.000 d’€ ne faisait que confirmer les doutes et les inquiétudes de l’UDD.

Les masques sont en effet très vite tombés et le discours de janvier n’est plus qu’un lointain souvenir prouvant bien son caractère purement artificiel.

L’exécutif de l’actuelle majorité départementale reprenait ainsi très vite la litanie de ses griefs à l’encontre de l’Etat. La vision permanente de ces comptes d’apothicaire, de ces récriminations souvent mesquines, dessert l’image de la Dordogne. Elle donne l’impression que notre Département est presque mis sous tutelle, qu’il est pieds et poings liés par l’Etat. Ce qui est bien sur loin d’être le cas mais qui arrange forcément l’exécutif.

Monsieur le Préfet, fort à propos, rétablissait heureusement, lors de son intervention en séance, quelques vérités essentielles. Il rappelait notamment combien l’Etat intervenait en Dordogne, assurant ainsi pleinement son rôle d’aménageur du territoire.

A lire les options prises par l’actuelle majorité, les jours qui s’annoncent sont bien sombres pour notre Département. Les nuages s’amoncellent et portent le nom d’impôts et de dette. Ils plombent alors chaque jour un peu plus nos capacités d’adaptation et de développement, seuls gages d’une croissance profitable à tous.

Sans jamais reculer, les élus de l’UDD poursuivront leur indispensable devoir d’information des Périgourdins et continueront à condamner fermement les hausses d’impôt décidées à des seules fins idéologiques et manipulatrices. Ils condamneront tout autant la poursuite d’un endettement qui pénalise gravement les prochaines générations.

Certes, ce message n’est pas facile à faire entendre, car il suppose une prise de conscience collective de notre impasse actuelle en Dordogne, et parce qu’il est toujours plus facile d’écouter un discours rassurant qui rejette les responsabilités sur les autres, et notamment sur l’Etat.

Le rôle d’un élu responsable n’est pas de tenir le discours de la facilité. Les élus de l’UDD continueront donc à tenir celui de la vérité.