Pour la prochaine mandature, l’engagement solennel doit être pris de régler une bonne fois pour toute la question de la circulation des poids lourds dans la rue du 26-mars. Ce n’est plus une question, c’est un scandale !

Dans aucune ville de France, en plein centre, on ne voit encore un goulet d’étranglement de sept mètres de large, bordés de trottoirs de moins d’un mètre dans lequel s’engouffrent des poids lourds. Pour être tout à fait franc, il n’y a pas non plus beaucoup de villes affublées d’un double giratoire, dangereux parce qu’incompréhensible pour n’importe quel automobiliste.

Ces deux exemples illustrent, à la caricature, combien les choix effectués par le conseil général sont mauvais, donc nuisibles.

La question du contournement est un sujet tabou. Personne ne veut en parler, alors même qu’ un tracé existe. Il est facile de comprendre pourquoi :

• La municipalité doit exiger du conseil général, responsable de la voie concernée, de s’en saisir ;
• Le conseil général doit, ensuite, se préoccuper de trouver les financements auprès des autres intervenants potentiels. En l’occurrence, le conseil régional, mais aussi l’État et l’Union européenne.

Le hic est que Bernard Cazeau, maire de Ribérac, n’a jamais voulu demander à Bernard Cazeau, président du conseil général, de se saisir de ce dossier qui ne l’intéresse pas. Et ce dossier ne l’intéressant pas, il dissuade année après année le maire de Ribérac, de le saisir de la question.

Il faut de toute urgence demander l’inscription de ce chantier parmi les dossiers prioritaires du conseil général. À ce jour, aucune étude sérieuse de son coût n’a été conduite. Mais aucune étude du préjudice causé par cette circulation anarchique en centre ville n’a été conduite non plus : les dégâts environnementaux et acoustiques ont fait fuir habitants et commerçants. Le patrimoine des propriétaires se dégrade à vue d’œil, les élus locaux doivent aussi s’en préoccuper. Mais préjudice économique surtout car, naturellement, personne ne veut revenir investir à cet endroit.

Simultanément à l’évaluation du coût du chantier, il faudra évaluer le montant des bénéfices qui reviendront dans une ville avec un centre à circulation douce, de nouveaux commerçants, de nouveaux habitants heureux de bénéficier de ce patrimoine architectural.

Et, selon l’engagement pris, le conseil général ne devra pas financer ce chantier sans avoir fait le tour de toutes les contributions de la Région, de l’État et de l’Union européenne, notamment au titre de l’Environnement et du Patrimoine.