Pourquoi ? Parce que toutes ces sommes qu’il se vante d’avoir apporté au canton, viennent de vous. C’est vous qui payez et vous vous êtes tous aperçus que vous payiez beaucoup trop. Pratiquement plus que n’importe quels Français, près de 1 200 € par habitant. C’est pourquoi il n’est plus possible de continuer. Pour au moins deux raisons :

La Dordogne est le deuxième département le plus endetté de France. Seule la Haute-Corse fait pire. Avec 800 € par habitant, nous sommes, par la faute de la gestion actuelle du conseil général, pratiquement trois fois plus endettés que la moyenne des Français, 60 % de plus que nos voisins charentais ou creusois, cinq fois plus que nos voisins de Haute-Vienne, et… quarante fois plus – vous avez bien lu – que les Landais ;

• La seconde raison en est que cette situation désastreuse s’est prolongée alors même que la conjoncture était favorable. Vous avez tous constaté combien les prix de l’immobilier avaient progressé au cours des dernières années. Les droits de mutation ont profité au département comme jamais, enrichissant le conseil général beaucoup plus que ses habitants.

Hélas, les meilleures choses ont une fin ! D’une part, il n’est plus possible d’emprunter vu le niveau atteint ; d’autre part, il est fort à craindre que les droits de mutation ne soient plus aussi généreux qu’ils l’ont été. Tout simplement parce que les prix de l’immobilier commencent à redescendre et que les plus pessimistes craignent un effondrement. En espérant que ce ne sera pas le cas, un fait est déjà là : dans un périmètre d’une quinzaine de kilomètres autour de Ribérac, plusieurs centaines de maisons sont à vendre, certaines depuis plusieurs mois. Pendant ce temps, les droits de mutation n’entrent plus et quand ils rentreront, ils seront plus faibles parce que les maisons auront été vendues à plus bas prix. Où trouvera-t-on les recettes fiscales pour, à la fois, rembourser les dettes et financer les promesses ?
C’est pourquoi, les conseillers généraux et les candidats UDD ont pris pour engagement de ne pas toucher aux impôts durant trois ans. En d’autres termes, il sera impératif de réaliser des économies. Le deuxième engagement est de ne pas augmenter, ne serait-ce que d’un seul, le nombre de fonctionnaires départementaux. Ces deux engagements seront beaucoup plus faciles à tenir qu’on ne pourrait le penser de promesses électorales. Le second tout simplement parce qu’il y a deux fois plus de fonctionnaires que dans n’importe quel département de taille comparable.

Le premier, parce que les dépenses dont se targue le conseil général et que vous financez sont, pour la plupart d’entre elles, celles qu’engagent tous les départements. Ce ne sont pas celles-ci qu’il s’agit de remettre en cause même si, par exemple, les maisons du département n’ont pas la moindre justification. On ne peut pas vous demander, à la fois, de financer l’autocar à 2 € pour faciliter les déplacements et, dans le même temps, construire un petit peu partout des ersatz de sous-préfectures, par définition sous employées.

En revanche, il existe des marges de manœuvre en réduisant de façon drastique les dépenses de prestige et arrêter de recruter des salariés dans le but unique de les présenter aux élections. Toutes les listes municipales de gauche, et elles seules, en sont truffées. Ce qui démontre, au passage, soit que le conseil général n’embauche que des amis politiques, soit que les autres, s’ils existent, préfèrent se faire discrets par crainte de représailles.

Surtout, et c’est là qu’une nouvelle politique active devra montrer son efficacité, le département évitera d’ignorer superbement ses partenaires naturels que sont les autres niveaux administratifs. Le conseil général actuel a toujours rechigné à bâtir un quelconque partenariat avec l’État, la Région – pourtant à majorité socialiste elle aussi , et l’Europe. La richesse touristique de la Dordogne lui donne, naturellement, accès à des crédits de développement européens que l’assemblée départementale actuelle a été incapable de recueillir.

Enfin, et c’est le plus important, le desserrement de l’étau fiscal stimulera la seule vraie richesse, l’implantation d’entreprises nouvelles et le développement de la capacité et de la qualité de l’accueil touristique.


Quant à moi, je prends personnellement l’engagement supplémentaire suivant. Et il sera le seul : je ne voterai pas un seul euro de dépense nouvelle qui ne soit couvert par une économie du même euro ailleurs.