« Nous ne supportons plus qu’on nous promette un emploi contre notre vote… » Non, ce n’est pas quelqu’un à qui on a refusé un emploi au conseil général de Dordogne parce qu’il ne votait pas comme il fallait. C’est le président des Jeunes Populaires (UMP) de Seine-Saint-Denis, le fameux 9-3 mis en coupe réglée par les communistes depuis toujours. Il y a quelques jours, une commerçante de la rue du 26-mars, m’a confié sa lassitude et sa décision de céder prochainement son magasin, écoeurée par la progression perpétuelle de la pression fiscale. Autrement dit, très exactement ce qu’a dit cet interlocuteur cité dans Valeurs Actuelles, et « vivant à la Courneuve depuis 52 ans, il voit un à un les propriétaires de pavillons partir et vendre leurs terrains ». Quant aux commentaires que me font personnellement tous les Ribéracois que je rencontre durant cette campagne, ils sont parfaitement résumés dans cet article consacré à la banlieue rouge : « les gens de droite devaient presque se cacher ». La différence est qu’en Seine-Saint-Denis, on utilise désormais l’imparfait parce que le Parti communiste triomphant n’est plus que l’ombre de lui-même… mais que dans le Ribéracois, on utilise encore le présent parce que la chape de plomb clientéliste est toujours là. Il ne tient qu’à vous, électeurs du canton, pour qu’ici aussi, on oublie très vite ces pratiques qui font un mal infini à notre département.