A propos de politique générale …
Par Alain LUCAS, dimanche 3 février 2008 à 20:29 :: Débats nationaux :: #23 :: rss
Envoyer à un amiMe voici alerté par des internautes qui souhaitent connaître mon opinion quant à des sujets aussi vastes que l’éventuelle suppression des départements, la franchise médicale ou bien le paquet fiscal, ou encore la croissance.
En avant propos, il me paraît utile de préciser que mon avis de simple citoyen est parfois supplanté par l’intérêt général de la société et la parole de responsable politique ou d’élu.
La suppression des départements.
Le rapport Attali suggère, parmi 316 propositions, la suppression des départements ; le Président a déclaré qu’il était contre car les départements bénéficient pour lui d’une légitimité historique. De plus, il est très important que conserver l’identité territoriale, les spécificités culturelles et les valeurs communautaires, pour que la France reste un pays attractif pour sa diversité.
La franchise médicale.
Depuis le 1er janvier, les franchises sont applicables aux patients. Dans les faits, la loi prévoit de laisser une partie des frais médicaux à la charge des patients. Une franchise est ainsi mise en place pour les médicaments (50 centimes), les actes paramédicaux (50 centimes) et les transports sanitaires (2 euros). L’ensemble des franchises est plafonné à 50 euros par an et par personne. Certains patients comme les bénéficiaires de la couverture maladie universelle (CMU) ou les femmes enceintes en seront exemptés.
Notons que ces franchises ne sont pas créées « à vide » comme un moyen supplémentaire de combler le trou de la Sécu. La mesure devrait rapporter 850 millions d’€ immédiatement affectés à la lutte contre le cancer et au plan Alzheimer. C’est le principe même de la solidarité nationale par la responsabilisation de chaque utilisateur du système ; depuis plus de vingt ans, on cherche à résoudre l’équation «déficit de la sécu = moins de cotisants, davantage de prestations prises en charge, de plus en plus de bénéficiaires».
Le paquet fiscal.
Les socialistes se gargarisent d’une kyrielle de mensonges qualifiant le paquet fiscal d' « injuste » et de « cadeau aux riches ». Ils mentent tout simplement aux Français car, ce ne sont pas 15 milliards d'euros, comme on le prétend, mais 11 milliards d'euros sur 2007 et 13,8 milliards d'euros en année pleine qui constituent le paquet fiscal.
Ensuite, les mesures en faveur des Français les plus riches se limitent à 760 millions d'euros en année pleine, soit 5% du paquet fiscal (640 millions d'euros pour le bouclier fiscal et 120 millions d'euros pour la réforme de l'ISF). Par ailleurs, ces 5% ont des effets mécaniques positifs sur l'investissement et la croissance dans notre pays.
Les 95% restant vont vers les Français les plus modestes et de classes moyennes. Les 6 milliards d'euros sur les 11 milliards d'euros en 2007 (55%) concernent les heures supplémentaires, et s’adressent aux Français les plus modestes qui veulent travailler plus pour gagner plus.
La croissance.
Vaste sujet, difficile d’en faire une analyse en quelques phrases.
La conjoncture économique mondiale (tarif des matières premières, poids de l’€ sur le dollar, crises des subprimes, crise financière…) pénalise incontestablement un développement de la France, si infime puisse-t-il être. Rappelons cependant toutes les initiatives prises en quelques mois par le Président de la République, le Premier Ministre et le Gouvernement : la loi en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat (Tepa), commission Attali, les nouvelles réflexions sur les mesures de la croissance…
Qu’en aurait-il été si, face à cette conjoncture défavorable, nous n’avions pas déjà pris les mesures qui s’imposaient… ? Notre taux de croissance pour 2007 aurait été alors largement inférieur à celui qui a été réalisé malgré le contexte défavorable.
Enfin, pour faire suite aux remarques de plusieurs internautes, je précise qu’il est aisé de critiquer vertement l’action de Nicolas Sarkozy. Remarquons seulement qu’en huit mois de présidence, il a mis en action davantage de réformes de fond et de propositions concrètes pour « la France d’en bas » tandis que 14 ans de mitterrandisme et 5 ans de jospinisme (outre un alourdissement criant des dépenses publiques) ont plongé la France dans un abîme. Ainsi, la France est passée du 9e rang mondial en 1980 au 19e rang en 2003.
Enfin, que dire du positionnement global de la Dordogne au 81e rang des départements français grâce à 15 ans de règne de Monsieur Cazeau, par contre nous détenons la 2ème place en matière de dette publique. Bravo, la gauche !
C’est pourquoi, l’UDD préconise, entre autres, pour notre département un gel de la fiscalité pendant plusieurs années, la valorisation de notre territoire par la mise en place de partenariats avec la Région et l’Europe, le développement des moyens de communication, l’abaissement des dépenses (somptuaires) de fonctionnement… Les candidats UDD vous invitent à les rencontrer aux nombreuses réunions publiques qui auront lieu dans les prochaines semaines dans les cantons renouvelables.








Commentaires
1. Le dimanche 10 février 2008 à 18:09, par perle
2. Le mardi 19 février 2008 à 15:58, par bigui
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