En plus de soixante ans de pouvoir, les socialistes et leurs alliés ont réalisé dans notre département un concentré de tout ce qu’il ne fallait pas faire en France. Étant au pouvoir plus durablement, ils l’ont réalisé plus gravement. Hypertrophie administrative, emplois publics de complaisance, addition de structures financées par le contribuable, la liste est fastidieuse. Reconnaissons-leur toutefois le courage d’assumer leurs choix. La tournée des cérémonies locales des vœux n’est qu’une longue litanie des sommes exigées de la part des habitants pour compenser le seul vrai déficit dont souffre la Dordogne : le manque d’investissements privés, seuls aptes à créer et maintenir l’emploi local, point d’appui du pouvoir d’achat des habitants. Et il n’y aura pas d’investissement privé tant qu’il n’y aura pas rupture dans la gestion.

Nicolas Sarkozy a été élu sur le thème de la rupture. La Dordogne a besoin de cette rupture, davantage encore que la France tout entière, justement parce que la gauche y est au pouvoir depuis plus longtemps.
Nous savons tous lire les sondages. Mais qui gouverne avec les sondages ne gouverne ni dans l’intérêt général ni sur le long terme. Que disent les sondages ? que les Français sont impatients d’obtenir des résultats. Ils ont raison. Ils savent aussi qu’il faut un peu de temps pour que les réformes fassent leur effet. Ils savent donc que la pire des politiques aujourd’hui serait de s’arrêter en chemin.
Passons aussi sur le comportement un peu puéril qui voudrait que les candidats s’opposant à la majorité sortante du conseil général mettent leur drapeau dans leur poche sous prétexte que la cote de popularité du président de la République et du gouvernement subirait une légère érosion. Si érosion il y a, c’est justement parce que la population a soif de résultats dans la politique engagée. Ce n’est pas en choisissant les socialistes qu’elle obtiendra ces résultats. En revanche, un succès massif des candidats UDD en Dordogne et de la majorité dans toute la France, sera un signal fort envoyé au gouvernement et au Président Sarkozy pour qu’ils poursuivent et redoublent d’efforts dans la politique engagée depuis trois trimestres.

En tout état de cause, érosion ou pas, l’électeur est intelligent. Il sait très bien que le candidat estampillé UDD est celui de la majorité présidentielle et parlementaire, qu’il politise ou pas sa campagne. Tout comme il sait que certains élus, et pas des moindres dans le département, en jouant du consensus et du clientélisme, sont de vrais tenants du socialisme à la française qui a englué dans leurs blocages, la France comme la Dordogne.