Grèves d’intérêts corporatistes ?
Par Alain LUCAS, dimanche 4 novembre 2007 à 18:19 :: Débats nationaux :: #10 :: rss
Envoyer à un amiOn râle ! On râle ! Oui, le français est râleur par nature ! Notre réputation n’est plus à faire en ce domaine… Ces dernières semaines, quelques centaines de milliers de citoyens français (SNCF, RATP, EDF-GDF, …) s’opposent à la réforme des régimes spéciaux de retraites, et manifestent pour le maintien de leurs « avantages et privilèges » exclusifs.
Ils invoquent la « modification des termes du contrat initial », l’injustice d’un allongement du temps de cotisations (alignement avec le privé), la pénibilité de leur poste, les contraintes horaires et les astreintes des week-ends et fériés, …, la liste est longue.
La liberté du droit de grève n’est pas discutable. D’ailleurs, je n’oublie pas l’organisation syndicale de plusieurs manifestations agricoles et je ne renie pas les actions revendicatives auxquelles j’ai participé pour faire valoir nos droits de paysans, par delà notre corporation pour faire entendre le mécontentement de tout un pays.
J’écoute mes concitoyens. Où sont le poids et la légitimité de la grève, tant elle devient systématique, en lieu et forme de tout dialogue, illustration du désaccord avec la direction.
Autrefois, la grève était un combat, le dernier recours des ouvriers pour l’acquisition ou le respect de leurs droits quand toutes les possibilités de négociation s’avéraient infructueuses.
Aujourd’hui, le résultat de la grève est perçu, dans le meilleur des cas, comme l’obtention d’un « consensus tiède » où l’on ne voit pas de réelle et franche progression mais plutôt une médiocre concession. Les combats syndicaux, désormais individualistes, ne sont faits que d’intérêts particuliers, voire particularistes, affichés au risque d’impopularité pour ceux qui s’en réclament.
Nos compatriotes manifestants, bénéficiaires de ces régimes spéciaux, pourraient considérer et admettre que notre société évolue, que la nature de leurs avantages (en terme de départ à la retraite) ne correspond plus à la pénibilité et aux contraintes que rencontraient leurs prédécesseurs. Réalistes, ils comprendraient que notre modèle social est essentiellement basé sur le principe de la solidarité. Ainsi, il n’est pas concevable, pour les décennies à venir, qu’un nombre restreint d’actifs aient la capacité à soutenir la rétribution des retraités de la même catégorie sans que l’Etat n’intervienne. L’indispensable requalification de postes naguère éprouvants nécessite un véritable travail de fond et doit être mise en parallèle avec beaucoup d’emplois du privé, physiquement difficiles à assumer lorsque l’on passe 50 ans (ex. l’ouvrier maçon, l'ouvrière sur une chaîne industrielle en 3/8,...) et fort mal rémunérés en fin de carrière.
La majorité des français réclame davantage d’équité en matière de temps de cotisations par l’alignement du régime « public » sur le « privé ». Nous ne sommes plus à l’heure où la grève permettait la mise en place et le légitime respect du droit du travail, l’amélioration des conditions de travail collectives de l’humain et la reconnaissance de son statut d’ouvrier.
L’idée de réformer en profondeur est indispensable et ne semble pas poser problème aux Français ; nous soutenons Nicolas Sarkozy pour cela !
La liberté du droit de grève n’est pas discutable. D’ailleurs, je n’oublie pas l’organisation syndicale de plusieurs manifestations agricoles et je ne renie pas les actions revendicatives auxquelles j’ai participé pour faire valoir nos droits de paysans, par delà notre corporation pour faire entendre le mécontentement de tout un pays.
J’écoute mes concitoyens. Où sont le poids et la légitimité de la grève, tant elle devient systématique, en lieu et forme de tout dialogue, illustration du désaccord avec la direction.
Autrefois, la grève était un combat, le dernier recours des ouvriers pour l’acquisition ou le respect de leurs droits quand toutes les possibilités de négociation s’avéraient infructueuses.
Aujourd’hui, le résultat de la grève est perçu, dans le meilleur des cas, comme l’obtention d’un « consensus tiède » où l’on ne voit pas de réelle et franche progression mais plutôt une médiocre concession. Les combats syndicaux, désormais individualistes, ne sont faits que d’intérêts particuliers, voire particularistes, affichés au risque d’impopularité pour ceux qui s’en réclament.
Nos compatriotes manifestants, bénéficiaires de ces régimes spéciaux, pourraient considérer et admettre que notre société évolue, que la nature de leurs avantages (en terme de départ à la retraite) ne correspond plus à la pénibilité et aux contraintes que rencontraient leurs prédécesseurs. Réalistes, ils comprendraient que notre modèle social est essentiellement basé sur le principe de la solidarité. Ainsi, il n’est pas concevable, pour les décennies à venir, qu’un nombre restreint d’actifs aient la capacité à soutenir la rétribution des retraités de la même catégorie sans que l’Etat n’intervienne. L’indispensable requalification de postes naguère éprouvants nécessite un véritable travail de fond et doit être mise en parallèle avec beaucoup d’emplois du privé, physiquement difficiles à assumer lorsque l’on passe 50 ans (ex. l’ouvrier maçon, l'ouvrière sur une chaîne industrielle en 3/8,...) et fort mal rémunérés en fin de carrière.
La majorité des français réclame davantage d’équité en matière de temps de cotisations par l’alignement du régime « public » sur le « privé ». Nous ne sommes plus à l’heure où la grève permettait la mise en place et le légitime respect du droit du travail, l’amélioration des conditions de travail collectives de l’humain et la reconnaissance de son statut d’ouvrier.
L’idée de réformer en profondeur est indispensable et ne semble pas poser problème aux Français ; nous soutenons Nicolas Sarkozy pour cela !








Commentaires
1. Le dimanche 18 novembre 2007 à 10:46, par Maj
2. Le mardi 27 novembre 2007 à 22:21, par Michel Jaccou
3. Le jeudi 29 novembre 2007 à 16:53, par Le sheriff
4. Le mardi 4 décembre 2007 à 20:29, par Jacques B
5. Le jeudi 6 décembre 2007 à 17:53, par Le sheriff
6. Le lundi 10 décembre 2007 à 11:52, par fred
7. Le lundi 10 décembre 2007 à 23:25, par Clémentine
Ajouter un commentaire