Antagonisme ? Le politique face à l’agriculteur.
Par Alain LUCAS, dimanche 28 octobre 2007 à 21:24 :: Débats nationaux :: #8 :: rss
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Après la révolution industrielle du 19e, la surexploitation et le gaspillage des ressources du 20e siècle, la « révolution écologique » du 21e siècle est en marche.
L’extrémisme vis-à-vis de l’environnement ne provoquerait-il pas à terme un ralentissement du développement économique ? Où placer le curseur permettant l’obtention d’un juste consensus ?Par le passé, années 80-90, pour se dédouaner des excès de notre société en matière de rejets industriels polluants, l’augmentation fulgurante du volume de déchets qu’ils soient nucléaires, ménagers ou hospitaliers, davantage de poids politique est donné aux mouvements « verts » et autres « écolos ».
La vindicte et la contestation des lobbies « verts » des précédentes décennies conduit aujourd’hui Nicolas Sarkozy, à travers le Grenelle de l'environnement, à mener notre pays à une réflexion nationale profonde et la remise en cause partenariale de nos modes de production, de nos systèmes d’exploitation et de gestion de nos ressources sur le plan industriel, agricole ou énergétique.
Jeudi 25, suite à l’annonce des arbitrages présidentiels, Nicolas Hulot déclarait sa totale satisfaction, en notant 18/20, le virage que prend la France face à l’environnement ; il «a confiance, ce sont des faits parlants» et «juge cette avancée inouïe comme un véritable succès».
Bien sûr, cela ne pouvait pas durer dans l’indifférence générale et la lutte de quelques uns seulement. Ceux qui paieront la facture à terme, ce sont nos enfants, nos petits-enfants !
Le TROP environnemental, c'est-à-dire considérer comme primordial l’impact écologique en tout domaine, ne sera-t-il pas à terme l’ennemi du BIEN, le frein majeur du développement économique, de la recherche, de l’innovation ?
L’expatriation des chercheurs et autres distributeurs semenciers et phytosanitaires, vers des pays voisins (Espagne, les pays de l’Est …), déplace seulement l’origine d’approvisionnement des agriculteurs français mais ampute irrémédiablement le commerce français d’une valeur ajoutée substantielle. Face aux instances européennes qui autorisent la commercialisation de certaines variétés génétiquement modifiées, comment la France résistera-t-elle aux condamnations européennes dans le cas où des firmes portent plainte invoquant l’entrave au libre échange ?
Envisager de réduire de 50 % en dix ans l’utilisation des produits phytosanitaires est une sage préconisation … mais aura probablement pour conséquence (n’en déplaise à beaucoup) un recours plus important à des variétés issues de la sélection scientifique, pour la conservation des rendements, le maintien de notre niveau de production ou le palliatif à une inexorable dépréciation de la qualité. L’exemple du Danemark est éloquent. Ce pays était autrefois autosuffisant en blé de qualité meunière. Vingt ans d’interdiction de certains produits, de réduction volumétrique et d’utilisation de nouveaux fongicides (mêmes faiblement dosés), le conduisent aujourd’hui à importer 80 % de ses besoins.
Localement, en 1994, inquiet du devenir des méthodes de culture, j’ai contribué, soutenu par Dominique Mortemousque, à la mise en place du réseau FARRE (Forum de l’Agriculture Raisonnée et Respectueuse de l’Environnement), obtenant la certification de plusieurs fermes, dont la mienne, avec un cahier des charges précis limitant l’emploi des produits de traitement tant en quantité, qu’en terme d’agressivité pour l’environnement afin de conjuguer une activité économique satisfaisante et le respect de notre support qu’est la Terre.
A cette image, le projet de Bagatelle illustre notre mission pour les décennies prochaines : concilier le développement économique en matière d’aménagement et d’occupation du territoire et le respect de l’environnement. Les deux doivent se conjuguer pour l’essor d’un parc naturel présentant un attrait touristique supplémentaire et l’accroissement de l’activité économique indispensable à notre Haut-Périgord. Persévérance et Tolérance sont les qualités essentielles requises à chacun des groupe d’ acteurs de développement (élus, associations, entrepreneurs …) pour la réussite de ce challenge périgourdin.








Commentaires
1. Le samedi 10 novembre 2007 à 09:23, par ALCOLEA
2. Le dimanche 11 novembre 2007 à 12:50, par MARIE JOSEAbenoza
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