N’en déplaise à quelques uns, force est de constater qu’au cours des dernières décennies, notre pays a sombré ; un manque de dynamisme passager qui finit par s’installer, des gouvernants qui ne correspondent plus du tout à l’image de la population qui évolue. Et insidieusement, la France s’essouffle : augmentation considérable de la dette, mise en place catastrophique des 35 heures, progression de la précarité, de la délinquance …, rien ne suscite la croissance, encore moins l’enthousiasme.

2007 : véritable rupture annoncée, un projet clair, enfin un Président qui rassemble pour le bien et l’avenir de la France (en filigrane, l’image du Général De Gaulle qui, aux heures les plus difficiles, indigné par la posture navrante de la France, a eu le courage de s’opposer et d’organiser la lutte contre le fatalisme. Pour cela, il a sollicité le ralliement à la cause nationale par le rassemblement unitaire et apolitique du peuple français).

Est-ce à croire (le raccourci est très tentant !) que l’ouverture n’est pratiquée qu’à droite, où des personnalités charismatiques agissent pour le bien de TOUS au niveau national. Qu’en est-il à l’échelon régional ou départemental ?
Le parti socialiste, lors de la campagne présidentielle notamment, se targue de l’exclusivité en matière d’écoute, de dialogue, à grands coups de réunions participatives immergeant ainsi chaque recoin du territoire. Il n’en résulte que la collecte infructueuse de doléances populaires destinées à nourrir l’illusion. Aujourd’hui, ce sont les mêmes qui s’offusquent de cette ouverture « à gauche » créée pour l’action véritable. OUI, les Français veulent du concret, que «ça change vraiment» pour vivre DEMAIN avec de meilleures perspectives.

Bien sûr, on parle beaucoup à gauche comme à droite de la méthode Sarkozy : style nouveau et anti-conformiste, adhésion absolue du Premier Ministre au projet présidentiel, gouvernement pluriel né de la diversité de la population. La pluralité est une richesse exploitée positivement. L’ouverture à la gauche confère désormais une responsabilité politique à des personnes nouvelles dont l’engagement social profond et viscéral est un atout pour l’élaboration de réformes ; ces Kouchner, Bockel, Amara, Besson, …, ont accepté d’être de véritables acteurs politiques et non plus, figés dans l’opposition.

« Le devoir de l'ensemble des membres du gouvernement, c'est d'aborder (les réformes) avec sang-froid, sérénité, beaucoup d'apaisement, beaucoup de réflexion" et "de donner cette image du gouvernement qui est un gouvernement réfléchi, avec toujours un maître mot: convaincre, discuter, négocier", sans "jamais bien entendu humilier ou mettre à l'index qui que ce soit", a poursuivi Nicolas Sarkozy jeudi dernier.

Il est clair que le but n’est pas de les convertir à la parole UMP, mais de tirer profit de leur « expérience du terrain » pour l’élaboration concertée de mesures adéquates.
D’aucuns prennent pour d’éventuels « coups de gueule » le simple reflet de la sincérité, cela n’entame ni la crédibilité ni la solidarité gouvernementale.

TRAVAILLONS ENSEMBLE POUR LA FRANCE DE DEMAIN.